En tant qu’organisme de réglementation des courses hippiques de l’Ontario, la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) s’engage à protéger la santé et le bien-être des chevaux de course, ce qui implique notamment de veiller à ce que seuls les chevaux aptes à la compétition soient inscrits aux courses.
Dans le cadre de cet engagement, la CAJO exigera désormais que les chevaux de race thoroughbred n’ayant pas pris le départ d’une course depuis plus de 365 jours, ainsi que les chevaux de quatre ans et plus n’ayant jamais couru et n’ayant pas pris le départ avant le 1er janvier, subissent un examen et un entraînement avec un vétérinaire officiel avant d’être autorisés à courir.
Ce changement est mis en œuvre en vertu de la règle 27.08 des Règles sur les courses de chevaux de race thoroughbred qui autorise les vétérinaires de la CAJO et les vétérinaires officiels à inscrire un cheval sur la liste des vétérinaires jusqu’à ce que celui-ci soit apte et prêt à courir. La décision de mettre en œuvre ces nouvelles règles a été prise à la suite d’un examen des données démontrant un risque accru de blessures graves pour ces chevauxi, ii, iii et s’aligne sur les pratiques exemplaires internationales.
Bien que seul un faible pourcentage de chevaux soit concerné par ces changements, les données suggèrent que ceux-ci peuvent avoir une incidence significative sur le bien-être des chevaux. L’inscription des chevaux sur la liste des vétérinaires permet de les examiner après un entraînement et sans aucun médicament masquant la douleur, comme indiqué dans la règle 15.40.02.
Entraînements anticipés et options pour les entraîneurs
Les entraîneurs peuvent consulter les services vétérinaires de la CAJO pour confirmer si leurs chevaux répondront à ces critères dans un avenir proche. Afin de minimiser les répercussions tout en assurant la surveillance de la santé et du bien-être des chevaux, les entraîneurs auront la possibilité de prendre rendez-vous (anglais seulement) avec les services vétérinaires de la CAJO jusqu’à 30 jours à l’avance, ce qui permettra d’éviter toute interruption des courses.
Retrait d’un cheval de la liste des vétérinaires de la CAJO
Le retrait de la liste des vétérinaires est régi par la règle 27.09. À l’issue d’un examen et d’un entraînement – en plus du respect des conditions stipulées dans la règle 27.09 – la CAJO et/ou les vétérinaires officiels peuvent retirer un cheval de la liste s’ils estiment qu’il est en bonne santé et prêt à courir.
Autres règles de course à noter
Il est rappelé aux entraîneurs qu’il existe d’autres règles visant à préserver la santé et le bien-être des chevaux, notamment :
- Règle 27.12 : La CAJO ou les vétérinaires officiels peuvent examiner tout cheval présent sur l’hippodrome, quel que soit son statut d’inscription. L’entraîneur ou la personne responsable sera informé de l’examen et de ses résultats dès que cela sera raisonnablement possible.
- Règle 6.35 : Les chevaux qui n’ont pas couru depuis 90 jours doivent effectuer deux entraînements avant de courir. Tous les chevaux qui courent pour la première fois, y compris ceux de deux ans, doivent effectuer trois entraînements.
Pour de plus amples renseignements
Dr Adam Chambers
Responsable principal des services vétérinaires
437 533-7835
Dre Pamela Chesterfield
Responsable des services vétérinaires
519 551-1037
- Les statistiques issues de la base de données sur les blessures équines (EID) montrent que les chevaux âgés de quatre ans et plus avaient plus de 15 % de risques supplémentaires de subir des blessures mortelles au cours des cinq dernières années.
- Une modélisation épidémiologique réalisée à partir des données de l'EID dans le cadre d'une analyse de 2025 a identifié « faire ses débuts à un âge avancé » et « l'âge au moment de la course » comme des facteurs de risque significatifs associés à une probabilité accrue de blessure mortelle pendant la course.
- À l'aide de la base de données sur les blessures équines, une analyse multivariée a révélé un risque plus élevé de blessure mortelle pour les chevaux figurant sur la liste des vétérinaires, ainsi qu'un risque accru en cas de blessures antérieures et de retraits/forfaits antérieurs.