Services vétérinaires de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario

INTRODUCTION

À la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO), rien n’est plus important que la sécurité et l’intégrité du sport, y compris la santé et le bien‑être des chevaux. Toujours leader de l’industrie, la CAJO montre l’exemple en matière de promotion de la santé et de la sécurité des chevaux et tient responsables de leurs actions ceux qui ne respectent pas les règles.

L’évaluation continue des règles sur les courses concernant les drogues équines et le bien‑être des chevaux permet à la CAJO de promouvoir l’intégrité du sport et d’assurer une protection maximale aux chevaux, aux jockeys et aux conducteurs. La CAJO témoigne de sa passion et de son dévouement pour la santé et le bien‑être des chevaux par l’adoption de normes relatives à la température et de règles sur l’incitation, ainsi que par l’interdiction des stéroïdes, l’examen des incidents relatifs aux courses de chevaux en Ontario et l’amélioration des lignes directrices sur la biosécurité et le bien‑être des animaux.

Durant les courses, la santé et le bien‑être des chevaux sont supervisés à la fois par les vétérinaires de la Commission et les vétérinaires officiels. La Commission emploie ses propres vétérinaires et dirige les vétérinaires officiels, qui sont employés par les hippodromes. Tous les vétérinaires ont une connaissance particulière des chevaux de course, ont fait plusieurs années d’études spécialisées et sont titulaires à la fois d’un permis de l’Ordre des vétérinaires de l’Ontario et d’une licence de la CAJO.

La Commission emploie deux vétérinaires à temps plein qui surveillent plus de 20 vétérinaires officiels. Ces derniers reçoivent de la formation pour que l’industrie puisse toujours compter sur des services vétérinaires de haut niveau. Les vétérinaires de la Commission s’investissent activement dans des organismes internationaux qui se consacrent à la santé et au bien‑être des chevaux de course. Cela permet à la CAJO de se tenir au courant des tendances au sein de l’industrie dans d’autres territoires de compétence et d’avoir recours aux pratiques exemplaires pour améliorer la santé et la sécurité des chevaux de course.

DÉLIVRANCE DE LICENCES

Tout comme c’est le cas dans d’autres territoires de compétence, les vétérinaires exerçant dans le secteur privé qui fournissent régulièrement des services médicaux aux chevaux de course doivent obtenir une licence de la CAJO. Ces vétérinaires titulaires d’une licence doivent être familiers avec toutes les règles et lois provinciales et fédérales applicables aux courses de chevaux, y compris les règles sur les courses de la CAJO, ainsi qu’avec les délais d’élimination des médicaments thérapeutiques de l’Agence canadienne du pari mutuel.

Surveillance vétérinaire les jours de course

Conformément aux règles sur les courses, les entraîneurs ne doivent inscrire que des chevaux en état de courir. Lorsqu’un entraîneur croit qu’un cheval n’est pas apte à courir, la responsabilité lui incombe de faire examiner le cheval par un vétérinaire, de demander au vétérinaire de certifier que ce cheval n’est pas en état de courir, puis de présenter cette certification au vétérinaire de la Commission ou au vétérinaire officiel.

Les vétérinaires de la Commission ou les vétérinaires officiels effectuent aussi les examens avant les courses, qui sont une activité essentielle à la sécurité des chevaux de course, des conducteurs et des jockeys. Ces vétérinaires sont sur la piste chaque jour de course en Ontario et sont chargés d’effectuer ces inspections. Ils sont des défenseurs inconditionnels et impartiaux de la santé et de la sécurité des chevaux et des participants, et ils signalent aux officiels de courses (juges et commissaires) de la CAJO tout incident ou tout constat contraire aux intérêts des courses ou des chevaux.

Avant le début de la course, tout cheval jugé inapte à courir est retiré (empêché de prendre le départ) et placé sur la liste des vétérinaires. Ces examens avant les courses suivent un protocole rigoureux qui se compare favorablement à celui mis en place par d’autres territoires de compétence.

Les vétérinaires officiels et les vétérinaires de la Commission poursuivent leur observation lorsque les chevaux examinés avant la course entrent dans le paddock (et le cercle de parade, dans le cas des chevaux de race Thoroughbred et quarter horse), puis du moment où les chevaux sont sur la piste (pendant l’échauffement, les courses de qualification et les courses) jusqu’au moment où ils quittent la piste.

Si, pendant ou après une course, un cheval peine pour terminer le parcours, est blessé, saigne des naseaux ou éprouve d’autres difficultés d’ordre médical, il sera évalué et, au besoin, pourra recevoir des soins d’urgence. Il pourra aussi être ajouté à la liste des vétérinaires ou à la liste des chevaux hémogéniques. Ces listes permettent au cheval de récupérer en lui accordant un congé adéquat des courses et en lui assurant un suivi et un examen ultérieurs, s’il y a lieu.

Recherche et collecte de données

Afin de minimiser les facteurs de risque associés aux décès de chevaux, la CAJO examine des données de l’industrie et effectue ses propres recherches à l’interne. Une meilleure compréhension des faits permet de déterminer, de normaliser et de mettre en œuvre des pratiques exemplaires.

Collecte des données sur les incidents relatifs aux courses de chevaux en Ontario

Mis sur pied en 2016, le Programme de collecte des données sur les incidents relatifs aux courses de chevaux en Ontario (CDICCO) de la CAJO permet de consigner divers incidents, dont les accidents bénins et graves, des données relatives aux performances et au dépistage de drogues, et de l’information sur le bien‑être des chevaux. S’appuyant sur le Registre des décès chez les chevaux lancé en 2003, ce programme sert à suivre et à étudier les causes de décès chez les chevaux de course de l’Ontario. À l’heure actuelle, lorsqu’un cheval de course de l’Ontario meurt au plus tard 60 jours après avoir pris part à une course, à un entraînement ou à un événement de qualification, son décès doit être déclaré à la CAJO, et son corps peut être autopsié. Pour sensibiliser l’industrie et réduire le nombre de blessures lors des courses, les renseignements sont examinés par la CAJO et envoyés aux propriétaires et aux vétérinaires, notamment des images de tomodensitogrammes provenant de l’autopsie des corps de chevaux.

Cette analyse approfondie des décès de chevaux en Ontario a été entreprise par la CAJO pour cerner les risques et diminuer le nombre d’événements tragiques. La CAJO continue de perfectionner et d’améliorer le Programme de CDICCO en consultation avec des chercheurs, des vétérinaires exerçant dans le secteur privé, des vétérinaires officiels, des pathologistes, des chimistes en analyse médicolégale et des épidémiologistes de l’Ontario et d’ailleurs.  

Dans certaines circonstances, des chercheurs universitaires ont accès à ces données de la CAJO. Ces données aident les chercheurs à cerner les tendances et les risques liés aux problèmes de santé chez les chevaux de course, ainsi que les solutions possibles, de même qu’à communiquer l’information à l’industrie.

Les vétérinaires de la Commission siègent au comité de recherche d’Equine Guelph, qui aide à classer les propositions de projet des chercheurs. Les travaux de recherche ont permis de mieux comprendre les problèmes de santé complexes des chevaux de course, comme l’hémorragie pulmonaire induite par l’effort (HPIE) et l’arthrite.

Equine Injury Database

La CAJO utilise l’Equine Injury DatabaseMC, une base de données internationale du Jockey Club, qu’elle alimente aussi en données. Cette base est conçue pour déterminer la fréquence, les types et les conséquences des blessures subies lors de courses. Elle sert à produire des statistiques valides, à établir des marqueurs pour les chevaux à risque élevé de blessures et à fournir des données pour la recherche en vue d’améliorer la sécurité et de prévenir les blessures.

Accessible en ligne, l’Equine Injury Database est utilisée dans la plupart des pistes de courses de chevaux de race Thoroughbred et quarter horse en Amérique du Nord.

Biosécurité

La biosécurité, soit les protocoles conçus pour réduire le risque de transmission de maladies infectieuses, est une préoccupation majeure dans l’industrie des chevaux. L’herpèsvirus équin de type 1 (HVE‑1) est un agent infectieux qui peut entraîner de graves effets neurologiques sur les chevaux; en raison de sa nature contagieuse, il peut déstabiliser l’industrie. Depuis plusieurs années, les éclosions d’infections à HVE‑1 sont plus fréquentes sur les pistes de course, à la ferme et même dans les concours hippiques. La CAJO est venue en aide à l’industrie lors d’éclosions d’infections à HVE‑1 chez des chevaux de course en Ontario.

Les courses de chevaux soulèvent des difficultés particulières relativement à la lutte contre les maladies infectieuses. En 2017, la CAJO a favorisé la conclusion d’une entente entre l’hippodrome Woodbine, les vétérinaires et les professionnels des chevaux. Cette entente précise les circonstances dans lesquelles il faut isoler dans la zone de l’avant-dernier droit les chevaux présentant des signes neurologiques et ceux possiblement infectés par la gourme (une infection bactérienne contagieuse des voies respiratoires supérieures des chevaux). La CAJO a offert de diriger des discussions avec d’autres groupes et hippodromes en vue de la mise en œuvre de protocoles de biosécurité efficaces.

La CAJO exige que tous les chevaux de course aient un résultat négatif au test de dépistage de l’anémie infectieuse des équidés (AIE). Cette maladie est potentiellement mortelle pour les chevaux. Un cheval infecté peut ne montrer aucun signe clinique, mais agir comme réservoir d’infection pour les autres chevaux. En exigeant un résultat négatif au test de Coggins, qui sert à dépister l’AIE, on peut réduire les éclosions, favoriser la santé des chevaux et diminuer les risques de perturbation des activités des hippodromes.

Programmes de contrôle des drogues équines et dépistage

Partenariat avec l’Agence canadienne du pari mutuel

La CAJO est fière de son étroite collaboration avec l’Agence canadienne du pari mutuel (ACPM), qui réglemente le dépistage de drogues grâce à des échantillons officiels prélevés sur les chevaux participant à des courses au Canada. Il est important pour la CAJO de réglementer l’usage de médicaments, thérapeutiques ou non. Les médicaments thérapeutiques sont nécessaires dans le cours normal des activités d’élevage de chevaux de course, mais peuvent compromettre les examens s’ils sont administrés trop peu de temps avant les courses.

Dépistage du cobalt

En 2009, la Commission des courses de l’Ontario (CCO) a informé l’industrie qu’une quantité excessive de cobalt pourrait nuire à la santé des chevaux. Depuis, d’autres sources ont confirmé cette observation, et des protocoles de dépistage du cobalt sont devenus accessibles. En 2015, parallèlement à l’initiative de l’ACPM, la CCO a entrepris de dépister le cobalt dans les échantillons officiels de sang. La CAJO a poursuivi l’application de cette mesure en 2016.

Dépistage du clenbutérol chez les chevaux de race quarter horse

En raison de préoccupations concernant les chevaux de race quarter horse, la CAJO, en collaboration avec l’industrie des quarter horses et l’ACPM, effectue des tests de dépistage du clenbutérol en utilisant un seuil de sensibilité supérieur à celui fixé pour les autres races. On a signalé que des doses élevées de clenbutérol avaient été administrées à des chevaux hors de l’Ontario pour profiter injustement de ses effets sur le développement musculaire. Le clenbutérol peut avoir des effets secondaires néfastes sur les chevaux lorsqu’il est administré rapidement ou à des doses élevées.

Programme de lutte contre l’HPIE

Le programme ontarien de lutte contre l’HPIE suit les lignes directrices établies par l’ACPM. Lorsqu’un vétérinaire certifie qu’un cheval souffre d’HPIE, ce dernier se fait administrer du furosémide quatre heures avant sa course. D’importantes recherches médicales démontrent que le furosémide diminue la fréquence et la gravité de l’HPIE chez les chevaux de course. Le furosémide est un diurétique, vendu auparavant sous le nom de « Lasix ».

Programme de dépistage hors compétition

Ce programme a pour but de protéger les chevaux contre l’administration de médicaments non thérapeutiques qui pourraient nuire à leur santé ou influer sur leur performance. Afin de protéger les chevaux, la CAJO s’efforce de faire en sorte que les substances non thérapeutiques ne soient plus utilisées dans l’industrie.

Des échantillons biologiques sont recueillis pour dépister les médicaments non thérapeutiques ou d’autres substances d’intérêt. La liste des substances analysées est régulièrement mise à jour pour tenir compte des récents changements dans l’industrie. 

Médicaments les jours de course

La CAJO s’engage à être un organisme de réglementation moderne en veillant au respect des normes les plus strictes en matière de santé et de sécurité des chevaux et des humains ainsi qu’en matière de responsabilité dans l’industrie. L’évaluation continue des règles sur les courses concernant les drogues équines et le bien‑être des chevaux permet à la CAJO de préserver l’intégrité du sport et d’assurer une protection maximale aux chevaux, aux jockeys et aux conducteurs.

Les données montrent qu’il est dans l’intérêt des chevaux, des participants, des parieurs et du grand public que les chevaux courent sans l’utilisation de médicaments. Une interdiction de médicaments les jours de course a donc été instaurée pour proscrire l’administration de médicaments, de drogues et d’autres substances à un cheval inscrit à une course, 24 heures avant l’heure de départ de la première course ledit jour. Cette interdiction ne s’applique pas au furosémide pour les chevaux dûment inscrits au Programme de lutte contre l’hémorragie pulmonaire induite par l’effort de l’Ontario.

Bulletin d’information no 70 – Interdiction de médicaments les jours de course : Mise en place d’une règle fondée sur des normes

Enquêtes

Des enquêtes sont effectuées en diverses circonstances, notamment en cas d’accident, de soupçon de cruauté envers les animaux, de résultat positif à un test et d’écart de performance, de même que pour obtenir de l’information sur les incidents avec blessure. Les enquêtes donnent aussi suite à des renseignements fournis par des participants de l’industrie et le grand public. L’information recueillie pendant ces enquêtes dévoile des pratiques prohibées, l’utilisation de médicaments interdits, un traitement inhumain des chevaux ou d’autres facteurs pouvant avoir causé des blessures chez les chevaux; elle sert ainsi à promouvoir l’équité des courses et à améliorer le bien‑être des chevaux.

Les enquêteurs de la Direction de la supervision des courses de la CAJO reçoivent une formation spécialisée dans leur domaine. Depuis 2014, l’Ontario confie à un enquêteur des accidents de cheval l’analyse exhaustive des accidents graves survenus dans la province. Les rapports sur des accidents graves contenaient plusieurs recommandations qui ont amélioré la sécurité des chevaux, notamment l’installation d’avertisseurs lumineux et de sirènes dans tous les hippodromes de l’Ontario pour prévenir les participants d’un danger.

Un volet important des enquêtes de la CAJO sur les courses est consacré au décès des chevaux. Le processus d’enquête officiel de la CAJO comprend l’examen du rapport d’autopsie complet, ainsi que des entretiens avec l’entourage du cheval (entraîneur, conducteur ou jockey, vétérinaire, etc.). Ces personnes se font interroger sur les soins donnés à l’animal et ont l’occasion de communiquer leurs préoccupations à l’enquêteur. L’enquête, qui inclut la revue des dossiers médicaux du cheval, permet à la CAJO d’étudier les antécédents complets du cheval et d’en faire l’évaluation critique. Ce processus officiel confirme au public et à l’industrie l’importance qu’accorde la CAJO à la réduction des décès des chevaux de course.

Inspections des écuries et des véhicules

Les écuries et les véhicules sont inspectés aux hippodromes et aux centres d’entraînement des participants titulaires d’une licence de la CAJO. Ces inspections peuvent révéler la présence de substances et de médicaments interdits, d’équipement prohibé (par exemple de seringues et d’aiguilles sur la piste), de médicaments non prescrits par un vétérinaire titulaire d’une licence de la CAJO, de contenants sans inscription et de médicaments mal étiquetés. Toute substance suspecte ou mal étiquetée découverte au cours de l’inspection d’une écurie ou d’un véhicule peut être envoyée à un laboratoire homologué par la CAJO à des fins de dépistage d’agents non thérapeutiques. Cette pratique encourage l’étiquetage approprié des contenants dans les écuries ainsi que l’administration de substances uniquement thérapeutiques aux chevaux de course.

Inspections des hippodromes

Chaque hippodrome de l’Ontario est inspecté pour confirmer la présence d’équipement d’urgence en bon état (par exemple une ambulance pour chevaux et des attelles KimzeyMC) qui permet de bien gérer et soigner les chevaux en cas d’urgence. En s’assurant de la disponibilité et de l’état de fonctionnement de cet équipement, les vétérinaires de la Commission et les vétérinaires officiels peuvent donner des soins vétérinaires d’urgence optimaux aux chevaux blessés.

L’industrie des courses de chevaux de l’Ontario prête son concours à ces inspections pour contribuer au bien‑être des chevaux de course, à l’intégrité des courses et à la protection de l’intérêt public.

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